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Et finalement ?

Posted in Actualités

Ma seconde rentrée sans cartable commence bientôt et je n’ai même pas pris le temps de dresser un petit bilan de cette première année consacrée à l’écriture à temps plein. Il me reste heureusement quelques heures encore pour le faire !

Alors ? Qu’est-ce que ça a donné ? Eh bien, plutôt ça :

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C’est passé à une vitesse folle, entre la sortie de deux romans à l’automne 2015 et leur promotion dans les salons (Montreuil, Foire du Livre de Bruxelles, Salon de L’Education, …), les rencontres avec des classes de tous les niveaux et de tous les horizons, les interventions et les formations pour les pros, une présence d’auteure de plusieurs jours à Rezé et d’autres rencontres en France, je n’ai pas eu le temps de chômer comme on dit 😉

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Par contre (et c’est là qu’intervient le regard un peu stupéfait du chien sur le skateboard), je n’ai pas eu autant de temps que je l’espérais pour écrire. Grande naïve, je n’avais pas réalisé qu’être écrivain à temps plein ne signifie pas écrire à temps plein ! Je n’ai finalement pas passé beaucoup plus de temps dans mes carnets et à mon bureau que quand je travaillais à mi-temps comme enseignante, car j’ai été contactée et sollicitée à de plusieurs reprises (et c’est plutôt bon signe). Bref, lors de cette année d' »essai », j’ai compris quelques petites choses essentielles :

  • il y a des périodes où il est quasiment impossible d’écrire et il faut tenir compte du rythme scolaire pour s’organiser (à savoir que, pour un écrivain, le moment de prendre des vacances n’est pas juillet-août… pas facile de s’adapter à ça quand on a été prof !) ;
  • l’écriture n’a lieu que si on préserve un espace-temps pour elle, même si on a soi-disant tout le loisir (et le plaisir) de s’y consacrer non-stop ;
  • « le métier d’écrivain, c’est d’apprendre à écrire » et donc accepter que ça cale, bloque, piétine, décourage, demande de recommencer encore et encore – j’ai encore du boulot avant que ma main droite se délie et fonce sur la page ;
  • qu’une routine d’écriture, quand on est la tête et les mains dans un projet, est bien utile mais que s’en écarter parfois pour laisser place à l’imprévu est tout aussi indispensable ..

Un gros travail d’équilibriste, donc, rempli de satisfactions et de frustrations, de patience et d’urgence, de confiance et de doute, de remue-méninges devant un bureau, dans un train ou en courant quelques kilomètres …

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Et, dans tout ça, une jolie bulle d’air, parfumée d’abricots et de rosé, avec cette résidence d’écriture d’un mois chez Les Avocats du Diable, à Vauvert. Quatre semaines rien qu’avec de l’écriture cette fois et un roman qui s’est écrit en regardant le ciel tout bleu et les chevaux dans les champs aux alentours… Un roman que je dois encore retravailler, comme l’autre « grand » projet que j’ai mené ces derniers mois. Cette année m’a laissé un goût de trop peu… et tant mieux, une autre est déjà là avec ses nouveaux défis 🙂

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One Comment

  1. Bage
    Bage

    Et bien moi je dis bravo l’artiste ! Brel disait: « le talent, ça n’existe pas ! c’est du travail, c’est de la sueure ! » Ok, y a de ça mais il oublie « l’imaginaire », (cet univers de chacun) et « le don » (qui est d’essence généreuse) , sans le quel on ne peut rien, pour le transmettre.

    1 septembre 2016
    |Reply

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